Des mains en or - métier de pépiniériste de plants maraîchers
Mon métier

Des mains en or

Des mains en or sèment et cultivent votre alimentation.

Des mains en or - métier de pépiniériste de plants maraîchers

 

 

Qui sont ces mains en or ? 

des mains en or - métier de pépiniériste de plants maraîchers

Ce sont des femmes et des hommes, de tout milieu socio-professionnel et d’origine ethnique différente qui s’activent pour prendre soin des plants maraîchers et servir au mieux nos clients.

Certains postes sont préférés ou occupés par plus de femmes que d’hommes, comme ceux des semis à la main ou du triage de plants.

Les hommes occupent en majorité des postes plus physiques comme la pose de plants ou leur livraison.

Nous sommes pour et pratiquons l’égalité hommes femmes, mais nous nous adaptons aussi à la préférence et à la capacité physique des employés. J’admets que moi-même, au niveau force physique, je suis limitée, je suis plus à l’aise que mon compagnon pour du travail minutieux.

Ces différences physiques naturelles sont un atout, nous nous complétons. Le but n’est pas de dénigrer un genre, mais de travailler en étroite collaboration.

 

 

 

Quelles qualifications avoir ?

 

 

Nous ne demandons pas systématiquement de qualification dans le végétal, nous formons directement sur le terrain.

Le vivant s’apprend, s’observe avec de la pratique et pas uniquement dans les bouquins. La société a tendance à oublier ce fait et à ne juger que sur la possession d’un diplôme.

Pour certains postes, les diplômes ou formations sont obligatoires (postes de caristes, chauffeurs, technicien de culture…), mais nous pouvons aussi faire passer des formations aux personnes motivées.

L’essentiel est l’expérience de la vie, l’envie de travailler dans l’esprit d’équipe et la bienveillance.

Nous sommes dans cette démarche-là, car mon compagnon et moi avons débuté sans diplôme spécifique pour notre métier. Nous avons commencé au bas de l’échelle et avons fait tous les postes des différents sites familiaux, cela vaut bien plus qu’un diplôme.

C’est grâce à nos expériences parfois très difficiles, de galères, de mascagne comme on dit chez nous en Occitanie, que nous avons appris. D’ailleurs nous sommes toujours en apprentissage même après 11 ans pour moi d’expérience en pépinière.

La rareté des mains en or

Mais comme tout secteur du milieu agricole, nous avons du mal à trouver du personnel même en faisant appel à des agences d’intérim françaises, via pôle emploi, ou d’autres réseaux…. Les petites mains en or sont difficiles à trouver. En effet les métiers manuels ont trop longtemps été dénigrés par les institutions.

Souvent à la fin de nos contrats saisonniers, nos employés  nous disent « il y a une bonne ambiance, vous êtes de bons patrons, mais je ne ferai pas ce métier toute ma vie ».

L’agriculture n’est pas le seul secteur où la recherche d’employés est difficile. Ce n’est pas évident non plus dans le secteur de l’agroalimentaire ou en grande distribution par exemple.

Ce problème ne date pas d’aujourd’hui malgré la campagne du gouvernement pour aider les agriculteurs pendant le covid ainsi que la plateforme étudiante créée ensuite par la région Occitanie, et récemment la campagne de publicité nationale sur les entrepreneurs du vivant.

Pour le moment le constat est identique : les candidats ne se bousculent pas, le travail est beaucoup plus profond, il est d’ordre sociétal.

Travailler, utiliser ses mains doit être valorisant, et d’avantage promu par le gouvernement.

 

Je suis fière de travailler avec mes mains et ma tête, et je me sens utile.

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